Publié le 15 mars 2024

La clé pour décupler votre budget R&D n’est pas d’obtenir plus de fonds internes, mais d’orchestrer une architecture de partenariats externes intelligents au sein de l’écosystème québécois.

  • La collaboration précompétitive via les RSRI (CRIAQ, CRIBIQ) et les CCTT transforme un investissement initial en un budget R&D jusqu’à quatre fois supérieur.
  • Une gestion stratégique de la propriété intellectuelle et un séquençage avisé du financement sont plus importants que le montant de votre apport initial.

Recommandation : Cartographiez vos besoins technologiques par niveau de maturité (TRL) et engagez un CCTT pour un premier diagnostic, souvent gratuit, afin de structurer votre première demande de subvention.

En tant que directeur R&D au Québec, vous connaissez ce paradoxe : des idées d’innovation ambitieuses qui se heurtent à la réalité d’un budget limité. La pression pour innover est constante, mais les ressources internes, elles, ne sont pas infinies. La réponse habituelle consiste à optimiser les dépenses, à prioriser agressivement ou à reporter des projets prometteurs. On pense souvent à la recherche de subventions comme une tâche administrative complexe, une simple aide ponctuelle.

Pourtant, cette approche passe à côté de l’essentiel. Et si la véritable solution n’était pas de mieux gérer la pénurie, mais d’architecturer l’abondance ? L’écosystème québécois de recherche collaborative n’est pas juste une collection de programmes d’aide ; c’est un puissant levier stratégique. En le considérant comme une extension modulaire de votre propre département, vous pouvez non seulement partager les coûts, mais surtout dé-risquer l’innovation et accéder à une expertise de pointe que vous ne pourriez financer seul.

Cet article n’est pas une simple liste de subventions. Il s’agit d’une feuille de route stratégique pour vous, directeur R&D. Nous allons déconstruire les mythes, évaluer les compromis et vous montrer comment, concrètement, séquencer les partenariats avec des consortiums comme le CRIAQ ou le CRIBIQ et les CCTT pour transformer chaque dollar investi en quatre dollars de puissance de recherche. Il est temps de cesser de voir la R&D comme un centre de coût, pour la transformer en un centre de profit stratégique grâce à la collaboration.

Pour naviguer cette approche stratégique, cet article est structuré pour répondre aux questions clés que vous vous posez. Du dilemme de la propriété intellectuelle au choix du bon partenaire, chaque section est conçue pour vous fournir des leviers d’action concrets.

Pourquoi laisser la PI aux universités peut être un avantage stratégique pour vous ?

La question de la propriété intellectuelle (PI) est souvent le premier frein à la collaboration universitaire. L’idée de partager ou de céder la PI générée semble contre-intuitive. Pourtant, dans le cadre de la recherche précompétitive (TRL 1-4), cette concession peut être votre meilleur coup stratégique. Le but n’est pas de développer un produit fini, mais de valider une hypothèse scientifique ou une nouvelle approche technologique. Laisser la PI à l’université vous libère d’un fardeau administratif et financier considérable.

Pensez aux coûts réels de détention d’un brevet : frais de dépôt, taxes de maintien annuelles croissantes, sans parler des frais juridiques pour le défendre. Une analyse récente montre que l’Office de la propriété intellectuelle du Canada a d’ailleurs augmenté ses frais de 25% en 2024, un coût non négligeable sur la durée de vie de 20 ans d’un brevet. En vous concentrant sur une licence d’exploitation exclusive ou préférentielle sur les résultats, vous obtenez l’avantage commercial sans les coûts de possession. C’est une stratégie de R&D modulaire : vous financez l’exploration d’un territoire incertain et ne payez que pour le droit d’exploiter les découvertes qui ont une réelle valeur commerciale.

Cette approche vous permet de tester plusieurs pistes technologiques à moindre coût. Si une piste s’avère être une impasse, vous n’êtes pas lié à une PI coûteuse et inutile. Si elle est prometteuse, votre licence vous garantit une longueur d’avance sur la concurrence pour l’intégrer dans votre roadmap de développement produit. C’est un calcul de risque et de bénéfice où la flexibilité l’emporte sur la possession absolue.

Chercheur star ou équipe disponible : qui fera avancer votre projet le plus vite ?

Le choix du partenaire de recherche est aussi crucial que le sujet lui-même. L’attrait d’un « chercheur star », une sommité dans son domaine, est indéniable. Son nom peut ajouter de la crédibilité à votre projet et attirer d’autres financements. Cependant, cette notoriété a un revers : un agenda surchargé, de multiples projets en parallèle et une disponibilité souvent limitée. Votre projet, bien qu’important pour vous, risque de ne pas être sa priorité numéro un.

À l’inverse, une équipe de recherche peut-être moins renommée mais plus jeune, plus disponible et entièrement dédiée à votre problématique peut s’avérer beaucoup plus efficace. La clé est de trouver une équipe dont les objectifs de recherche sont parfaitement alignés avec votre défi technologique. La motivation intrinsèque des étudiants diplômés (maîtrise, doctorat) à publier et à obtenir des résultats concrets peut être un moteur puissant pour l’avancement de votre projet.

Équipe de recherche universitaire collaborant autour d'un projet technologique dans un laboratoire québécois

Comme le suggère cette image, la véritable innovation naît souvent de la dynamique collaborative et de l’engagement quotidien. L’enjeu n’est pas seulement l’expertise, mais la bande passante intellectuelle que l’équipe peut allouer à votre projet. Avant de vous engager, évaluez le ratio d’encadrement, le nombre de projets actuels du laboratoire et, surtout, rencontrez les étudiants et les professionnels de recherche qui travailleront concrètement sur vos défis. Une équipe passionnée et disponible fera toujours avancer votre projet plus vite qu’un génie inaccessible.

Aérospatiale ou Matériaux : quel consortium rejoindre si votre produit touche aux deux ?

Votre innovation se situe à l’intersection de plusieurs domaines, comme un nouveau matériau composite pour l’aérospatiale. Devez-vous rejoindre le CRIAQ (Regroupement pour la recherche et l’innovation en aérospatiale au Québec) ou le CRIBIQ (Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec, qui couvre aussi les matériaux biosourcés) ? La réponse n’est pas toujours évidente et dépend de votre objectif stratégique principal.

Il ne faut pas seulement regarder le secteur d’application final, mais aussi la culture du consortium et le niveau de maturité technologique (TRL) visé. Le CRIAQ, avec sa forte culture de grands donneurs d’ordres (Bombardier, CAE, Bell), est excellent pour des projets visant un TRL plus élevé (4-7), c’est-à-dire le prototypage avancé et la démonstration en environnement opérationnel. Le CRIBIQ, quant à lui, est souvent plus agile et adapté aux PME, avec un focus sur des TRL plus bas (1-4), liés à la recherche appliquée et à la validation en laboratoire. Votre choix définira non seulement vos partenaires potentiels mais aussi le type de projet que vous pourrez monter.

Le tableau suivant synthétise les différences clés pour guider votre décision. Il ne s’agit pas de choisir le « meilleur » consortium, mais celui dont l’écosystème, la culture et le réseau sont les plus alignés avec votre position actuelle et votre vision à moyen terme.

Comparaison stratégique CRIAQ vs CRIBIQ
Critère CRIAQ (Aérospatiale) CRIBIQ (Bioprocédés)
Portée géographique Partenaires internationaux Réseau plus local/québécois
Niveau TRL moyen TRL 4-7 (prototypage avancé) TRL 1-4 (recherche appliquée)
Culture industrielle Grands donneurs d’ordres PME et startups innovantes
Financement max/an 500 000/an sur 3 ans 500 000/an sur 3 ans

Parfois, la meilleure stratégie peut même être de participer à des projets dans les deux, en séquençant votre développement : une phase de recherche fondamentale sur le matériau avec le CRIBIQ, suivie d’une phase d’intégration et de validation avec le CRIAQ.

L’erreur de ne pas budgéter le temps de gestion de projet dans la subvention

C’est une erreur classique mais coûteuse : vous obtenez une subvention qui couvre les salaires des chercheurs, les équipements, les consommables… mais vous oubliez de budgéter votre propre temps, ou celui de votre équipe, pour la gestion du projet. Un projet collaboratif ne se gère pas tout seul. Il exige des suivis réguliers, des rapports d’avancement, la coordination entre les partenaires industriels et académiques, et la réorientation stratégique lorsque des défis imprévus surviennent. Ce temps de gestion est non seulement crucial, mais il est aussi éligible à des aides financières.

Le programme fédéral de Recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE), par exemple, est un levier puissant souvent sous-utilisé dans ce contexte. Les salaires de vos employés qui participent directement à la gestion technique du projet sont des dépenses admissibles. En effet, jusqu’à 69% des coûts de main-d’œuvre et frais généraux liés aux activités de R&D peuvent être réclamés sous forme de crédits d’impôt. Ne pas inclure ce temps, c’est laisser de l’argent sur la table et sous-estimer l’effort réel requis, ce qui peut mettre le projet en péril.

L’écosystème québécois a prévu des mécanismes pour pallier ce manque de ressources, notamment pour les PME. C’est ici que l’accompagnement par des experts prend tout son sens.

Étude de cas : L’accompagnement gratuit du conseiller technologique PARI-CNRC

Le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) ne se limite pas à un soutien financier. L’un de ses plus grands atouts est l’accès gratuit à un conseiller technologique (CT). Ce dernier agit comme un véritable gestionnaire de projet externe pour votre PME. Il vous aide à définir le périmètre du projet, à trouver les bons partenaires, à monter la demande de subvention et, surtout, à suivre l’avancement et à faciliter la communication entre les parties prenantes. Cet accompagnement, qui peut durer de 1 à 3 ans, est une ressource inestimable qui professionnalise la gestion de votre projet sans impacter votre budget.

En intégrant dès le départ ces coûts et ressources dans votre planification, vous transformez la gestion de projet d’un fardeau non financé en une fonction stratégique soutenue par l’écosystème.

Quand intégrer les résultats de la recherche collaborative dans votre roadmap produit ?

Un projet de R&D collaborative réussi ne se termine pas avec la publication d’un article scientifique. Pour vous, directeur R&D, le vrai succès réside dans l’intégration des résultats au sein de votre feuille de route produit. La question n’est pas « si », mais « quand » et « comment ». Intégrer trop tôt une technologie immature peut s’avérer coûteux et risqué. Attendre trop longtemps, c’est laisser une fenêtre d’opportunité se refermer.

La solution réside dans une roadmap à double jalon. Le premier jalon est scientifique : il correspond à l’atteinte du niveau de maturité technologique (TRL) défini au départ du projet. Par exemple, passer d’un TRL 2 (concept technologique formulé) à un TRL 4 (validation en laboratoire). C’est la preuve que la technologie « fonctionne » dans un environnement contrôlé. Cependant, ce n’est pas suffisant pour justifier un investissement dans le développement produit.

Le deuxième jalon, et le plus important, est un jalon de validation marché. Avant même que le projet de recherche ne soit terminé, vous devriez présenter les résultats intermédiaires à au moins un client clé ou un partenaire stratégique. L’objectif est de valider que la solution développée répond à un problème réel et que quelqu’un est prêt à payer pour. C’est ce signal marché, combiné à la validation technique, qui doit déclencher l’intégration officielle de la technologie dans votre roadmap de développement. Pour assurer cet alignement, il est judicieux d’inviter le chercheur principal de votre projet collaboratif à participer à vos revues de roadmap trimestrielles. Cette communication continue assure une transition fluide de la recherche vers le développement.

Pourquoi les projets collaboratifs financés réduisent vos risques technologiques de 50% ?

Lancer une nouvelle technologie est intrinsèquement risqué. Le risque technique (la solution fonctionnera-t-elle ?), le risque financier (aurons-nous les moyens d’aller au bout ?) et le risque marché (y aura-t-il des clients ?) sont des menaces constantes. L’un des avantages les plus sous-estimés de la recherche collaborative via les Regroupements Sectoriels de Recherche Industrielle (RSRI) est sa capacité à diviser ces risques par deux, voire plus.

Premièrement, le risque financier est directement atténué par l’effet de levier. Votre contribution financière est multipliée, vous permettant d’explorer des pistes que vous n’auriez jamais pu financer seul. Deuxièmement, le risque technique est partagé. En collaborant avec un centre de recherche universitaire ou un CCTT, vous bénéficiez de leur expertise et de leurs infrastructures de pointe. Les échecs font partie du processus de recherche, mais dans un cadre collaboratif, l’impact d’une piste infructueuse est mutualisé. L’écosystème québécois a massivement investi dans cette approche, avec 1 087 projets soutenus impliquant 776 entreprises et des centaines de chercheurs entre 2018 et 2023.

Ce modèle ne se contente pas de fournir des fonds ; il crée un cadre structuré pour l’expérimentation. Comme le soulignent les dirigeants de l’écosystème, il s’agit d’accélérer la mise en place de solutions concrètes.

En favorisant le maillage entre la recherche et l’industrie et en appuyant des projets d’innovation collaborative, nous accélérons l’implantation de solutions concrètes. Près de 770 entreprises peuvent accéder chaque année à un cadre propice à l’innovation, à l’expérimentation et à l’adaptation rapide.

– Directeurs généraux des 9 RSRI du Québec, Communiqué conjoint RSRI

En somme, un projet collaboratif bien mené est une police d’assurance sur votre innovation. Il vous permet d’être plus audacieux dans vos ambitions technologiques, car vous savez que le fardeau du risque ne repose pas uniquement sur vos épaules.

Pourquoi choisir un CCTT spécialisé plutôt qu’une université pour du prototypage rapide ?

Lorsque votre projet passe de la recherche fondamentale (TRL 1-3) au développement appliqué et au prototypage (TRL 4-6), le choix du partenaire doit évoluer. Si les universités excellent dans l’exploration de nouvelles frontières scientifiques, les Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) sont, eux, des machines conçues pour l’application industrielle et la vitesse d’exécution.

La différence fondamentale réside dans leur mission. L’objectif d’un professeur universitaire est de faire avancer la science et de publier, ce qui implique des cycles de recherche longs (semestres, années). L’objectif d’un ingénieur ou d’un technologue de CCTT est de résoudre votre problème technique le plus rapidement et efficacement possible. Leur culture est orientée solution et service à l’industrie, avec des délais qui se comptent en semaines ou en mois. De plus, la question de la propriété intellectuelle est radicalement simplifiée : dans la majorité des projets avec un CCTT, la PI développée appartient à 100% à l’entreprise cliente. C’est un avantage décisif lorsque vous approchez de la commercialisation.

Le tableau ci-dessous met en évidence les différences structurelles qui font des CCTT le partenaire idéal pour les phases de prototypage et de validation technologique.

Université vs CCTT pour le prototypage
Critère Université CCTT
Vitesse d’exécution Semestres/années Semaines/mois
Propriété Intellectuelle Partagée 100% au client
Objectif principal Publication/Science Application/Solution
Financement disponible Jusqu’à 500k/an (RSRI) Jusqu’à 80% subvention
Contact principal Professeur/Étudiant Ingénieur/Technologue

Choisir un CCTT, c’est opter pour un partenaire dont les indicateurs de performance sont directement liés à votre succès commercial. Ils sont les experts du « dernier kilomètre » technologique, celui qui transforme une idée de laboratoire en un prototype fonctionnel prêt pour la prochaine étape.

À retenir

  • L’écosystème québécois n’est pas une aide, c’est un levier : traitez-le comme votre département de R&D externe et modulaire.
  • Séquencez intelligemment : utilisez les universités et les RSRI pour la recherche à bas TRL, puis les CCTT pour le prototypage rapide et l’application.
  • La gestion de projet est une dépense éligible aux aides (RS&DE, PARI). Ne pas la budgéter est une erreur stratégique majeure.

Comment collaborer avec un CCTT pour résoudre un problème technique sans budget R&D interne ?

Voici le scénario le plus courant pour une PME : vous faites face à un problème technique bloquant (une défaillance produit, le besoin de tester un nouveau matériau, une optimisation de procédé), mais vous n’avez pas de budget R&D formellement alloué pour le résoudre. C’est précisément pour cette situation que l’écosystème québécois, et en particulier le réseau des CCTT, a été conçu. Il est possible d’initier un projet avec un financement externe pouvant couvrir la quasi-totalité des coûts.

La porte d’entrée est souvent un programme comme la subvention d’engagement partenarial (PART) du CRSNG, spécifiquement conçue pour les entreprises qui n’ont jamais collaboré avec un centre de recherche. Pour des micro-projets (généralement moins de 25 000 $), le montage est rapide et le financement très avantageux. Le plus grand avantage est que le CCTT prend en charge une grande partie du montage administratif de la demande de subvention. Leur modèle d’affaires repose sur la réalisation de projets pour l’industrie ; ils sont donc vos meilleurs alliés pour débloquer les fonds nécessaires. En cumulant les différents paliers d’aide gouvernementale, il est possible d’obtenir jusqu’à 80% de subvention pour votre projet.

Le processus pour démarrer est simple et direct. Il s’agit d’un parcours balisé où le CCTT agit comme votre guide et votre partenaire pour transformer un problème technique en un projet financé et résolu.

Votre plan d’action : démarrer un projet avec un CCTT

  1. Contact et diagnostic : Identifiez le CCTT dont l’expertise correspond à votre problème et contactez-le pour un diagnostic initial, qui est souvent gratuit.
  2. Montage du projet : Le CCTT vous aidera à définir le périmètre du projet et prendra en charge la rédaction de la demande de subvention (ex: programme PART).
  3. Obtention du financement : Bénéficiez d’un financement pouvant atteindre 80% pour des micro-projets ciblés comme une analyse de défaillance, un essai de matériau ou une veille technologique.
  4. Médiation et suivi : Appuyez-vous sur des ressources comme le conseiller technologique du PARI-CNRC pour agir comme médiateur et facilitateur tout au long du projet.
  5. Résolution et intégration : Recevez les résultats (rapport, prototype) et la pleine propriété intellectuelle pour intégrer la solution dans vos opérations.

En suivant ces étapes, vous ne résolvez pas seulement un problème ponctuel. Vous initiez une relation stratégique et vous apprenez à maîtriser les mécanismes de la R&D modulaire, un avantage compétitif durable.

En définitive, l’architecture de partenariats offerte par le Québec est votre atout le plus puissant pour innover plus vite et avec plus d’audace. L’étape suivante consiste à passer de la connaissance à l’action. Évaluez dès maintenant quel défi technologique interne pourrait être le candidat idéal pour un premier projet collaboratif avec un CCTT.

Rédigé par Amélie St-Pierre, Ingénieure de procédés spécialisée en bioéconomie et transformation de matériaux. Elle couvre les secteurs de l'agroalimentaire, de la foresterie et des biotechnologies avec une approche axée sur l'innovation et la qualité.